Actualités régionales

Les moustaches (vibrisses) de nos chats
18/10/2019

Les moustaches (vibrisses) de nos chats

Les moustaches des chats , appelées « vibrisses » ont toujours fasciné. Elles sont indispensables au chat, qui les utilise pour mieux cerner son environnement, ses déplacements, son alimentation, et pour ses activités (chasse, jeux...). À la naissance , les chatons sont aveugles et presque sourds, mais leurs moustaches sont immédiatement opérationnelles . La sensibilité des moustaches des chats était connue des inventeurs des postes à galène, qui surnommèrent « moustaches de chat » le fil qui faisait contact avec le cristal.   Qu’est-ce qu’une vibrisse ? C’est un poil beaucoup plus raide et plus long qu’un poil normal. Ces vibrisses se trouvent à plusieurs endroits : sur le museau où elles sont les plus apparentes, sur l’arrière des pattes antérieures (vibrisses carpiennes), ou encore sur les sourcils. Sur le museau, elles sont enfoncées, trois fois plus profondément qu’un poil ordinaire, dans deux paquets de muscles très irrigués, de chaque côté du museau. Elles sont reliées à un groupe de terminaisons nerveuses extrêmement sensibles.   Le chat possède quatre rangées horizontales de trois moustaches chacune, et les plus grosses se situent aux rangées 2 et 3. Elles poussent et se renouvellent continuellement . Grâce à de puissants muscles horripilateurs, les deux rangées du haut peuvent bouger indépendamment de celles du bas.   Les connaissances sur les mécanismes de transduction et de la fonction respective de chaque type de récepteur sont très limitées aujourd’hui, du fait de leur complexité. Les vibrisses varient en fonction de la race. Par exemple, celles du Devon Rex sont courtes et ondulées, tandis que celles de l’American Wirehair sont rêches, frisées et recroquevillées comme du fil de fer.   Quel est le rôle de ces vibrisses ? Les vibrisses sont indispensables au chat, car elles jouent le rôle de véritables radars l’aidant à se déplacer dans son environnement. Elles détectent les plus infimes perturbations de l’air causées par un objet mobile ou immobile. Elles lui permettent d’inspecter des objets, déceler des obstacles, de juger de la vitesse et de la direction du vent avant d’effectuer un saut. il les utilise pour localiser l’origine d’une odeur véhiculée par le vent, mesurer la largeur d’un passage, et dans l’obscurité complète, pour se frayer un chemin. Le chat les utilise également pour chasser : les vibrisses ont la faculté de lire le profil de la victime . des photographies de chats tenant des souris entre les mâchoires montrent que leurs moustaches sont presque entièrement enveloppées autour du cadavre. ainsi, le chat est informé de l’état de vie ou non de sa proie. il est alors en mesure de porter la morsure fatale à coup sûr. Le chat sans moustache ne serait qu’un piètre chasseur la nuit. Pour finir, ces vibrisses donnent des indications sur le comportement du chat : généralement, le chat curieux va déployer ses moustaches en éventail vers l’avant, par contre s’il est sur la défensive, elles seront plaquées contre la face.   Quelles précautions à prendre ? Les vibrisses jouent un rôle primordial pour le chat. Il ne faut donc pas les couper et encore moins les arracher. Les couper ne provoquera aucune douleur particulière et il n’y a aucune raison que celui- ci devienne subitement fou ou ne soit plus capable de marcher en raison d’une soudaine perte d’équilibre. Mais cela handicapera votre chat jusqu’à ce qu’elles repoussent. En revanche, l’arrachement d’une vibrisse est fort douloureux pour l’animal. Lorsqu’il fait sa toilette, le chat en prend un soin méticuleux. À l’aide de sa patte, qu’il lèche copieusement auparavant il les lisse longuement et méthodiquement.   Conclusion : Les moustaches (Vibrisses) du chat lui sont indispensables pour se mouvoir dans son environnement et vivre. En plus de donner de l’information au chat, elles transmettent aussi de l’information sur le chat. On notera que le chat n’est pas le seul animal à avoir des vibrisses. En effet, bon nombre de rongeurs, certains oiseaux et même le cheval en sont également dotés.
Aboiements intempestifs chez le chien
11/10/2019

Aboiements intempestifs chez le chien

Mon chien aboie tout le temps. Très fréquents, les aboiements chez un chien peuvent devenir un réel problème pour ses propriétaires dont le voisinage va, en plus, rapidement se plaindre ! Il faut alors comprendre pourquoi son chien aboie, en quelles circonstances, pour pouvoir limiter au maximum ce comportement désagréable.   Les aboiements chez le chien: Pour le chien, l’aboiement est tout simplement un moyen de communication. Il aboie pour prévenir d’un danger, pour éloigner des intrus, pour prévenir ses congénères ou d’anxiété en votre absence…La peur peut aussi provoquer une réaction de défense se traduisant par des aboiements très fréquents. On observe aussi souvent des aboiements qui permettent au chien de défendre son territoire . Sachez que lorsque des personnes passent devant chez vous, ou que le facteur vous dépose une lettre, votre chien, les voyant s’éloigner, est persuadé que ses aboiements ont été efficaces et qu’il a réussi à les faire fuir. Alors pourquoi ne recommencerait-il pas le lendemain ? Les causes d’aboiements chez le chien sont donc nombreuses et il faut d’abord bien définir si votre chien aboie en votre absence ou lorsque vous êtes à la maison. Certains jappent seulement pendant les balades, en croisant un autre chien ou en apercevant un chat !   Votre chien aboie en votre présence: Comme nous venons de l’évoquer, la plupart du temps, votre chien chasse des intrus, et il y parvient ! En tout cas, selon lui !! Pour faire passer cette habitude, il faut lui faire comprendre que ce n’est pas grâce à lui que les personnes partent. Pour cela, avant l’arrivée du facteur, par exemple, gardez-le près de vous et offrez-lui une friandise pour attirer son attention pendant la distribution du courrier. Vous pouvez aussi lui lancer son jouet préféré, une fois dans sa gueule, il ne pourra plus aboyer. Il faut aussi savoir que certains chiens sont hypersensibles et hyperactifs et ont tendance à ne pas parvenir à se contrôler. Il s’agit généralement d’un trouble du comportement venant du plus jeune âge et d’un défaut d’éducation de la part de la mère (absente ou incompétente). Dans ce cas, il est préférable de prendre rendez-vous pour une consultation voire même pour une consultation spécialisée avec un vétérinaire comportementaliste.   Votre chien aboie en votre absence: Dans ce cas, vous serez sûrement prévenu par les voisins… Il faut différencier deux cas de figure : votre chien aboie en votre absence parce qu’il n’est pas content que vous partiez et le laissiez seul ou votre chien aboie parce qu’il est anxieux lorsqu’il est seul.   Dans le premier scénario, votre chien est plutôt dominant , il est important de mettre en place certaines habitudes qui vont lui faire comprendre que ce n’est pas lui qui décide quand vous partez et rentrez ! Pour cela, donnez-lui à manger après vous et retirez sa gamelle après vingt minutes qu’elle soit vide ou non, offrez-lui un panier qui ne soit pas dans un lieu de passage où il puisse observer vos allées et venues et ne répondez pas à toutes ses sollicitations.   Dans le deuxième cas, il faut apprendre à votre chien à rester seul. Il existe sûrement un lien d’hyperattachement avec vous. Il est alors nécessaire de lui demander parfois de rester dans son panier s’il vous suit en permanence, de l’ignorer avant de partir le matin (pour éviter un rituel qui le rendra anxieux de plus en plus tôt le matin), de lui donner une friandise à mâcher ou un jouet distributeur avant de partir (cela l’occupera au moment-même de votre départ), de prendre le temps de vous mettre à l’aise avant de vous occuper de lui quand vous rentrez le soir…   N’hésitez pas à nous demander conseil, nous pourrons vous aider ou vous orienter vers un confrère spécialiste si nécessaire. Si la situation devient délicate avec vos voisins, cela vous permettra d’argumenter que votre chien est pris en charge. Toujours difficiles à canaliser, les aboiements constituent un réel problème pour beaucoup de propriétaires. Une fois la cause définie, des solutions existent et nous sommes là pour vous accompagner. Nous restons à votre disposition pour évoquer ce problème avec vous.
La vermifugation en questions
04/10/2019

La vermifugation en questions

Les parasites internes (vers) peuvent infester votre animal. Le vermifuger régulièrement est donc très important. Pour en savoir plus sur la vermifugation, voici quelques questions/réponses sur ce sujet !   Je veux utiliser un vermifuge naturel, est-ce que l’ail peut convenir ? Dans un premier temps, sachez que les vermifuges naturels sont moins efficaces que les vermifuges vétérinaires classiques. Ainsi, ils sont déconseillés chez les animaux dits « à risque », ceux qui sont susceptibles d’ingérer des parasites. Ce sont les chiens qui mangent des déchets, des excréments… ou les chats qui chassent beaucoup. Ensuite, l’ail est un aliment toxique pour les animaux. Les doses toxiques sont importantes mais il faut toujours rester vigilant. Il est donc préférable, pour ne pas prendre de risque, d’ éviter de donner de l’ail à votre animal.   Je n’ai pas besoin de traiter mon chien contre les vers s’il mange régulièrement de l’herbe ? Lorsqu’un animal mange de l’herbe, cela ne tue pas les parasites digestifs. Au contraire, les irritations provoquées par l’ingestion d’herbe peuvent favoriser le développement des parasites. Il est aussi possible que votre animal mange de l’herbe par inconfort digestif : il faut déterminer la cause de cet inconfort… Les parasites digestifs, peut-être ? En conclusion, si votre animal mange de l’herbe, la première chose à faire est de le vermifuger, si cela ne suffit pas, une consultation s’impose !   Mon chat a une « peau sur l’œil », est-ce qu’il a des vers intestinaux ? C’est une hypothèse possible. La troisième paupière ou membrane nictitante sert au chat à fermer hermétiquement les yeux. Le fait qu’elle ne revienne pas complètement en place peut-ê tre dû à différentes causes dont, entre autres, une diarrhée, une déshydratation ou, effectivement, la présence de parasites internes. Surveillez ses selles, sa prise alimentaire et de boisson et traitez-le contre les vers.   A quelle fréquence est-ce que je dois vermifuger mon animal ? On conseille généralement de vermifuger tous les 3 mois car le traitement vermifuge élimine les parasites présents dans le tube digestif de votre animal mais ne prévient pas sa ré-infestation . Ainsi, un chien qui mange des proies par exemple, sera plus rapidement infesté et il faudra augmenter la fréquence de vermifugation. Au contraire, les chats d’appartement sont moins à risque !   Mon chat ne sort pas, est-ce que je dois quand même le traiter contre les parasites internes ? Oui, mais moins souvent sûrement que s’il chassait toute la journée. En effet, les chats d’appartement peuvent tout de même être infestés de vers intestinaux en ingérant des puces que vous pouvez ramener sur vos vêtements. Les puces peuvent être porteuses d’œufs de ténias…   Les parasites de mon chien peuvent-ils être transmis aux humains ? Oui, les œufs de parasites peuvent se retrouver sur les poils de votre chien. On imagine facilement qu’en le caressant, vous pouvez rapidement être vous-même infesté. Les petits enfants sont les plus touchés car leurs défenses immunitaires sont moins importantes. Les bacs à sable où peuvent se trouver des excréments de chats sont aussi source de parasites intestinaux pour nos enfants ! Il est possible de vermifuger les adultes et enfants vivant dans l’entourage d’un animal. Pour cela, demandez conseil à votre médecin.   La vermifugation est très importante pour la santé de nos animaux mais aussi pour la nôtre. Nous pouvons vous proposer des vermifuges adaptés à vos animaux en fonction du niveau de risque. L’équipe de la clinique reste à votre disposition pour toute question supplémentaire.
Anxiété de cohabitation chez le chat
27/09/2019

Anxiété de cohabitation chez le chat

Etre l’heureux propriétaire de plusieurs chats est un bonheur mais les faire cohabiter peut s’avérer difficile…   Le chat est un animal territorial… : Contrairement à un chien qui est un animal appartenant à une meute, le chat est plutôt un solitaire qui s’applique à conserver son territoire ! Ainsi le territoire de votre chat est votre habitation, éventuellement votre jardin et même ses alentours. Les félins sont très attachés à leur territoire, cela est très important pour eux.   L’organisation du territoire : Pour un chat, son territoire s’organise en différentes aires de vie bien définies mais pouvant se chevaucher : les aires pour le repas, le jeu/la chasse, le repos, les mictions et excréments… En sachant cela, on peut facilement repérer les différents endroits où notre chat aime dormir. Il aime ses petites habitudes. On comprend aussi pourquoi notre chat peut être si perturbé quand on change un meuble de place ou quand sa litière est trop proche de sa gamelle ! De la même manière, lorsque plusieurs chats cohabitent, le partage du territoire est souvent délicat et ce, d’autant plus que l’espace est limité.   L’anxiété de cohabitation : Certains chats parviennent à cohabiter sans souci et à partager ces différentes aires de leur territoire. Pour d’autres, cette cohabitation est source d’anxiété qui se traduit par des bagarres pour leur territoire. On voit alors souvent un chat agresseur qui surveille les allers et venues de son compagnon pour l’attaquer dès que son territoire semble en danger. L’autre chat, agressé, se fait alors de plus en plus discret pour éviter les conflits. Il peut développer des comportements compulsifs tels qu’un léchage exacerbé par exemple.   Que faire lors de bagarres ? Si les chats ne se mettent pas en danger l’un l’autre, vous ne devez pas les interrompre, cela permet parfois de régler la situation. Au contraire, si la dispute est violente et dangereuse, il faut les séparer en faisant un grand bruit ou en envoyant un spray d’eau. N’intervenez jamais avec vos mains, vous risqueriez d’être blessé !   Quelles solutions ? Une solution rapide pour les protéger : v ous pouvez installer chacun des chats dans des pièces différentes avec tout le nécessaire pour vivre en associant des compléments alimentaires et/ou des phéromones apaisantes. Dans le même temps, vous pouvez multiplier les litières, les gamelles, les lieux de couchage et d’observation… pour que chacun trouve sa place. Il existe des compléments alimentaires et des phéromones, évoqués ci-dessus, pour apaiser les deux chats, l’agresseur et l’agressé. Il faut aussi agrandir le territoire : réfléchissez si vous pourriez, par exemple, leur laisser accès à l’extérieur.   Plus l’espace est grand, plus la cohabitation sera facilitée.   Si cela est impossible, le territoire peut être agrandi en hauteur : accès au-dessus des meubles, arbres à chat…  Si ces changements ne suffisent pas, une visite à la clinique peut s’avérer nécessaire. Nous pourrions discuter des solutions possibles, d’une thérapie comportementale associée éventuellement avec un traitement médical. Cette démarche doit être alors mise en place pour les deux chats.   Nous restons à votre disposition pour discuter des éventuels soucis de cohabitation que vous rencontrez avec vos chats ou si vous souhaitez adopter un autre petit félin.
PRENDRE SOIN DES OREILLES DE SON CHIEN OU DE SON CHAT
18/09/2019

PRENDRE SOIN DES OREILLES DE SON CHIEN OU DE SON CHAT

Les oreilles de votre chien ou de votre chat sont sensibles. Les nettoyer fait partie de l’entretien courant que vous pouvez pratiquer à la maison, notamment si votre animal est sensible à ce niveau. Certains de nos compagnons, du fait de leur race (chiens à oreilles tombantes, à poils longs), ou de leur mode de vie (sorties fréquentes, activités aquatiques...) sont plus volontiers sujets aux infections ou à des atteintes parasitaires. Ces maladies sont appelées du terme générique d’ otites .   Quelles sont les maladies des oreilles ? On peut classer les atteintes de l’oreille externe ou otites externes chez le chien en trois grandes familles :   1. Les maladies causées par des acariens, ou gales d’oreilles. Cette parasitose due à Otodectes cynotis est assez fréquente chez les chats vivants en extérieur et chez les chiens qui sont entrés en contact avec des chats atteints. Le plus souvent, cette maladie démange fortement les oreilles de  votre compagnon et se caractérise souvent par la présence de cérumen noirâtre sur le plat interne de l’oreille. L’absence de ce cérumen ne doit pas vous conduire à négliger cette maladie parasitaire. Il faut parfois en effet faire un prélèvement assez profond pour mettre en évidence le parasite. Votre vétérinaire pourra les mettre en évidence avec son microscope .   2. Les infections bactériennes et les levures (le plus souvent des malassezia), vont provoquer des douleurs, des rougeurs et occasionner des odeurs désagréables.   3. Les autres causes, plus rares, sont aussi très variées : corps étranger (épillet), tumeur, ou encore allergies (alimentaires ou dermatite atopique) qui peuvent entrainer des problèmes de l’oreille externe de votre chien ou chat.   Quel traitement en cas d’otite ? Votre vétérinaire vous prescrira le traitement adapté après avoir diagnostiqué la maladie dont votre chien est atteint. Il n’y a pas de traitement « général » , et chaque cas est particulier. Un corps étranger, comme un épillet doit être retiré, et votre vétérinaire dispose d’un appareil (un otoscope) pour vérifier l’état du conduit horizontal et du tympan. Si votre animal est atteint d’une infection bactérienne ou liée à des levures, n’oubliez pas de nettoyer également ses pattes : en effet, lorsqu’il se gratte, votre compagnon peut se contaminer les extrémités...et risquer une infection au niveau des griffes !   Comment nettoyer les oreilles de mon animal ? L’oreille externe de votre animal a une conformation particulière, en « L » contrairement à ce qui se passe chez nous : le conduit est donc coudé. S’il est ainsi simple de nettoyer le conduit vertical, le conduit horizontal est plus difficile d’atteindre il peut s’y accumuler du cérumen ou des débris variés. Pourtant cette particularité anatomique rend le nettoyage plus aisé puisque le tympan est ainsi protégé !   Pour nettoyer les oreilles de votre compagnon, la technique est assez simple donc :   1. Habituez votre chiot ou votre chat dès son plus jeune âge, il acceptera plus volontiers ces soins, qui sont non douloureux mais requièrent un peu de patience.   2. Utilisez toujours un nettoyant formulé spécialement pour les oreilles de nos compagnons. Il est important de ne jamais utiliser d’eau, d’eau oxygénée, d’éther ou d’alcool. Ces liquides peuvent en effet provoquer une irritation et aggraver la maladie.   3. Introduisez la canule qui chapeaute en général le flacon pour faire couler le liquide nettoyant dans le conduit auditif, puis massez doucement la base de l’oreille.   4. Vous pouvez éventuellement laisser votre compagnon s’ébrouer : les liquides auriculaires permettent en effet de faire remonter le contenu profond du conduit (il faut alors prévoir d’opérer à l’extérieur, pour éviter les projections !). Sinon, utilisez un tortillon de coton pour récupérer en douceur le liquide et les impuretés. Une autre solution consiste à obturer le conduit avec une boule de coton après avoir introduit le nettoyant et à pencher la tête de votre chien pour permettre l’évacuation du liquide.   5. Répétez l’opération si nécessaire.   6. À l’aide d’un coton imbibé de liquide nettoyant, nettoyez le plat de l’oreille. Vous pouvez utiliser un coton-tige imbibé pour nettoyer les replis de l’oreille externe, mais n’introduisez en aucun cas ce bâtonnet dans le conduit auditif, vous risqueriez de « tasser » les éléments indésirables dans le fond. Attention : si votre animal se plaint de ses oreilles, penche la tête, ou si vous décelez une odeur inhabituelle, il est impératif de montrer votre compagnon à votre vétérinaire. Un traitement spécifique est alors nécessaire pour soigner la maladie dont il souffre, et les opérations de nettoyage peuvent être douloureuses, et surtout masquer des symptômes et fausser le diagnostic.   CONCLUSION : Vérifiez régulièrement la santé des oreilles de votre animal, surtout s’il fait partie des races sensibles ou s’il vit dehors et notamment s’il aime se baigner. Afin de vous faciliter les soins d’entretien, n’hésitez pas à demander à votre équipe soignante un produit adapté pour le nettoyage, et en cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire : lui seul pourra diagnostiquer précisément la cause d’une otite et vous prescrire le traitement le plus adapté.
Les urgences chez le chat
11/09/2019

Les urgences chez le chat

Malgré toute l’attention que vous pouvez porter à votre chat, qu’il vive à l’intérieur ou à l’extérieur, il peut arriver malheureusement des situations d’urgences, ou vos actions sont déterminantes. Voici quelques conseils pour ne pas être pris au dépourvu « au cas où », et pour réagir de façon adaptée. Les cas « urgents » sont divers, mais vous trouverez ici les plus fréquents, et des conseils pour agir en attendant de vous rendre chez votre vétérinaire.   Que faire en cas d’urgences ?  Prenez soin d’inscrire dans votre téléphone le numéro à appeler en cas d’urgence. Pensez à demander à votre équipe soignante habituelle le numéro à composer, particulièrement s’il y a un numéro différent pour la nuit, les dimanches et jours fériés. En premier lieu, prévenez toujours par téléphone votre vétérinaire de votre arrivée, décrivez-lui au mieux les symptômes, et ayez toujours à disposition de quoi noter ses éventuelles instructions. Ces mesures permettront de préparer le nécessaire afin de prendre en charge votre compagnon dès son arrivée.   Traumatismes, chutes, accidents de la route : Même si apparemment tout va bien, il est indispensable de montrer rapidement votre chat à votre vétérinaire. En effet, une hémorragie interne peut passer inaperçue pendant plusieurs heures et être fatale. Si votre chat semble avoir un membre cassé, ne peut plus marcher, boite fortement et surtout, s’il a perdu connaissance, posez-le délicatement sur une couverture, idéalement dans la position du sphinx, avec la tête étendue vers l’avant pour faciliter sa respiration. Placez-le dans sa boite de transport en veillant à limiter les chocs qui peuvent être douloureux. Il est important de fermer la boite de transport : un animal choqué ou souffrant peut avoir des réactions inattendues, et être la cause d’un accident de voiture durant le chemin vers la clinique !   Plaies infectées, morsures, abcès :  Chez le chat, ce type de blessure apparait le plus souvent autour du cou, ou sur un membre. Les abcès peuvent percer et suppurer : un liquide jaunâtre plus ou moins sanguinolent s’écoule alors. L’urgence est relative, mais il sera souvent nécessaire de sonder la profondeur de la plaie et de faire des soins locaux de nettoyage, voire de mettre en place un traitement antibiotique. Pour cette raison, il est important que votre chat soit montré en consultation.   Fièvres :  Chez le chat, une augmentation de la température peut ne pas se percevoir autrement que par les symptômes associés. La température normale d’un chat est de 38,3°C, prise en introduisant profondément le thermomètre par voie rectale. La fièvre est souvent le reflet d’une infection, et elle est régulièrement accompagnée d’autres signes : refus de manger ou de boire, diminution de l’activité pouvant aller jusqu’à l’abattement. Il faut garder à l’esprit que la température peut sembler normale au toucher...et contrairement à une idée reçue, on n’obtient pas une idée de la température en touchant le nez de son chat !   Le blocage de voies urinaires :  Si dernièrement votre chat est allé plus fréquemment à la litière, s’il a uriné à côté, s’il s’est plaint en urinant, si vous avez rencontré des traces rosâtres (= sang) dans la litière...et surtout s’il ne semble plus parvenir à évacuer ses urines et est abattu, c’est peut-être qu’il souffre de cystite. Dans certains cas, ces cystites se compliquent de calculs urinaires qui peuvent obstruer totalement l’uretère. Dans le cas de bouchon total, les reins peuvent être irrémédiablement atteints. Il est donc nécessaire de conduire rapidement votre compagnon à la clinique. Même si votre chat continue à pouvoir uriner, ces troubles sont extrêmement douloureux et doivent être soignés rapidement.   Difficultés respiratoires et suffocations :  En cas de difficulté respiratoire (halètement profond, position pattes avant écartées et tête en avant...), si les muqueuses de votre chat deviennent cyanosées (bleues), ou si votre chat tousse fortement, il faut très rapidement contacter votre vétérinaire, lui décrire exactement, mais brièvement, ce que vous constatez. Votre vétérinaire vous expliquera la marche à suivre si nécessaire le temps de faire le trajet. Les causes de ces problèmes peuvent être nombreuses, et il s’agit d’une urgence absolue !   Crises de convulsion, pertes de connaissance :  Les causes peuvent être variées, allant du choc traumatique, en passant par les empoisonnements, sans oublier l’épilepsie ou les maladies d’organes (rein, foie). Dans ces cas, il faut surtout veiller à ce que votre chat ne puisse pas se blesser s’il convulse : il ne contrôle plus ses mouvements. Idéalement on le placera donc dans une grande caisse de transport garnie de linges, en veillant à ce qu’il puisse respirer. Prenez garde de ne pas vous faire mordre par les mouvements incontrôlés de ses mâchoires !   Empoisonnements :  Les poisons les plus fréquents sont les pesticides : insecticides, anti-limaces, raticides... Si votre chat en a consommé, un traitement antipoison doit être mis en place rapidement. Si vous disposez de l’emballage du produit, pensez à l’apporter à votre vétérinaire. Certains médicaments constituent une autre catégorie de poison : le paracétamol, l’ibuprofène, et d’une manière générale tous les anti-inflammatoires. Ils ont une forte toxicité pour votre chat et ne doivent pas être administrés sans avis de votre vétérinaire. Si vous pensez que votre compagnon en a consommé, contactez rapidement votre vétérinaire. D’autres médicaments peuvent avoir des effets importants, tant par leur toxicité que par la quantité absorbée. Enfin, certaines plantes comme le lys ou le yucca par exemple, ou certains aliments comme le chocolat ou les oignons, consommés en quantité peuvent être toxiques. Là encore, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire, même en cas de doute...   La thrombo-embolie aortique :  Il s’agit d’une affection heureusement fort rare, mais malheureusement très grave qui apparait lorsqu’un caillot de sang obstrue les vaisseaux irriguant les membres postérieurs. En cas de perte soudaine de tonus ou de mobilité des postérieurs, souvent accompagnée de forte douleur (ce qui peut évoquer un accident), il faut rapidement conduire votre chat chez le vétérinaire : il peut s’agir d’une thrombo-embolie, et il est urgent de rétablir la circulation sanguine dans les membres postérieurs.   Quel que soit le motif de l’urgence, il faut veiller à garder son calme ; le stress est très communicatif chez le chat. On tâchera de l’apaiser en lui parlant doucement, mais on restera méfiant pour le caresser : un chat qui souffre peut avoir une réaction dangereuse. On veillera à éviter qu’il ne s’échappe en le maintenant enfermé, au mieux dans sa boite de transport, tout en le surveillant et en vérifiant qu’il peut respirer aisément.   Prévenez toujours votre vétérinaire de votre venue, il pourra vous donner de précieux conseils à mettre en œuvre durant le trajet et il pourra se préparer à vous recevoir pour agir dès votre arrivée.
Otite externe chez les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie)
02/09/2019

Otite externe chez les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie)

Les otites sont des pathologies bien connues des propriétaires de chiens de chats mais beaucoup moins pour les lapins et rongeurs.   Anatomie des oreilles des lapins :    L’oreille des lapins est constituée de 3 parties :   1) L’oreille externe est composée du conduit auditif externe et du pavillon auriculaire 2) L’oreille moyenne comprend la bulle tympanique située derrière le tympan 3) L’oreille interne contient différentes structures qui interviennent dans l’équilibre   Nous nous intéresserons ici uniquement aux otites dans la partie externe. Nous conseillons d’inspecter régulièrement les oreilles de votre animal : une oreille en bonne santé est propre et elle ne présente pas d’odeur. Si vous observez une production abondante de cérumen, des rougeurs, des plaies, des croûtes, si l’oreille est malodorante, s'il se gratte beaucoup les oreilles… alors il est conseillé de consulter un vétérinaire car il pourrait s’agir d’une otite.   A savoir : les lapins béliers sont particulièrement sujets aux otites. En effet, leur conduit auditif est rétréci ce qui favorise l’accumulation de cérumen.   Différentes causes d’otites externes chez les lapins et rongeurs :   1) Les parasites : Chez les lapins, le parasite responsable de gale auriculaire est Psoroptes cuniculi. Il s’agit d’une affection très prurigineuse. On observe alors une chute de poils sur les oreilles suite au grattage et une production abondante de cérumen jaunâtre. Le parasite touche le plus souvent les deux oreilles. Une surinfection bactérienne est possible. Il s’agit d’une affection contagieuse pour les autres lapins. Chez les rats et les hamsters, le parasite Notoedres muris peut être responsable d’otite avec apparition de croûtes jaunes et d’excroissances au niveau des oreilles.   2) Des bactéries :  Les otites bactériennes peuvent avoir plusieurs origines comme par exemple : un corps étranger logé dans le conduit auditif (granulé, épillet, etc…), une otite parasitaire ou fongique, une masse comme un polype ou une tumeur, un rétrécissement du conduit auditif empêchant une bonne évacuation du cérumen, un problème respiratoire comme une rhinite, etc…   3) Des allergies : Le lapin peut souffrir d’otites d’origine allergique : allergie aux piqûres de puces par exemple. Les signes sont une rougeur du conduit auditif, des démangeaisons, etc… Une surinfection bactérienne ou fongique est possible.   4) Les morsures : Si plusieurs lapins cohabitent ensemble, des bagarres sont possibles et les oreilles peuvent être la cible de morsures. Il faut toujours être vigilant car des morsures  de petite taille qui semblent être sans gravité peuvent se compliquer (retard de cicatrisation, formation d’abcès, etc…). Il est conseillé de consulter un vétérinaire si la plaie est de grande taille, si elle suinte, si elle ne cicatrise pas rapidement, etc…   En cas de doute, n’hésitez pas à venir à la clinique vétérinaire afin que nous puissions examiner votre animal. Nous serons peut être obligés d’endormir votre animal pour pouvoir mieux observer et nettoyer son conduit auditif.
Les dangers extérieurs pour votre chien
06/08/2019

Les dangers extérieurs pour votre chien

Dans votre jardin ou en balade, votre animal est toujours soumis à des risques : maladies, parasites, intoxications… Alors soyez vigilants et sachez repérer ces risques pour mieux les éviter !   Les maladies : Elles sont surtout liées à des parasites et on ne le répètera jamais assez : traiter régulièrement son animal contre les parasites externes le protègera de nombreuses maladies. On pense notamment aux tiques qui transmettent la piroplasmose connue aujourd’hui de beaucoup de propriétaires de chiens : abattement, fièvre, urines plus foncées... Nous pouvons vous proposer de vacciner votre chien. N’hésitez pas à nous en parler. Les tiques sont aussi responsables de la transmission de la maladie de Lyme aux chiens mais aussi aux hommes. Les symptômes sont difficiles à repérer car ils peuvent apparaître très longtemps après la morsure infectante et sont souvent intermittents. N’hésitez pas à prendre rendez-vous dès que votre chien vous semble abattu, apathique (suite à des douleurs musculaires) et anorexique. Si ces symptômes sont présents dans de nombreuses maladies, une consultation précoce permet de mettre en place un traitement précoce quelle qu’en soit la cause. Là encore, la prévention contre les tiques est indispensable mais il existe aussi un vaccin ! La leptospirose est  une maladie  due à une bactérie présente notamment dans les eaux stagnantes. Il est donc indispensable d’empêcher votre chien de boire dans les flaques d’eau, mares ou autres. Toutefois, elle peut aussi passer par voie cutanée. Attention, car cette maladie est une zoonose c’est-à-dire que voter chien peut vous la transmettre directement. On peut observer une gastro-entérite hémorragique, une atteinte rénale ou hépatique… La leptospirose fait partie des principales maladies pour lesquels on vaccine tous les ans.   Les intoxications : Les principales intoxications sont dues à des produits insecticides, pesticides, raticides… Ne laissez donc pas de tels produits à disposition de votre  compagnon. Utilisez des produits non dangereux pour lui si vous voulez protéger votre jardin des indésirables. Mais il existe d’autres causes aux intoxications : plantes et même animaux. Concernant les plantes, ne laissez jamais votre chien ingérer des plantes reconnues comme toxiques (if, laurier rose, narcisse…) ou qui vous sont inconnues. Pour les animaux, on peut parler des crapauds dont la toxicité est variable en fonction des espèces mais aussi du contact avec le chien (simple contact ou ingestion). On observe alors des symptômes locaux et des troubles cardiaques graves. Toutefois, l’intoxication la plus fréquente due à des animaux chez le chien est celle provoquée par les chenilles processionnaires. On les rencontre de mars à mai environ quand elles descendent des pins en file indienne pour aller s’enterrer. Là encore, contact ou ingestion sont dangereux. On observe un œdème de la langue parfois même une nécrose, une hypersalivation et des difficultés respiratoires. Il arrive même que l’œsophage et l’estomac soient touchés. Quel que soit l’animal rencontré ou le produit ingéré, ces intoxications constituent une urgence ! Il faut réagir vite et se rendre rapidement à la clinique. Malheureusement, cela arrive souvent le week-end, sachez qu’il existe toujours un vétérinaire de garde qui pourra vous recevoir.   Piqûres et morsures : Votre chien pourrait aussi rencontrer un serpent, une guêpe … En cas de piqûre d’hyménoptères, si votre chien n’est pas allergique, vous observerez un simple gonflement de la zone, s’il est allergique, les risques sont nombreux ! En effet, il peut présenter un œdème de Quincke suite à un choc allergique. Il faut donc réagir vite. Si votre chien se fait mordre par un serpent, n’essayez pas de poser un garrot ou de retirer le venin mais posez de la glace (si possible) et consultez rapidement un vétérinaire le plus vite possible ! N’oublions pas les morsures de chiens … Une consultation est souvent nécessaire pour suturer quelquefois et éviter les surinfections bactériennes par la mise en place d’un traitement adapté.   Vous l’aurez compris, les risques sont nombreux quand votre chien est à l’extérieur et il faut souvent agir vite. S’il est possible d’en éviter certains par la prévention, il est difficile de prévoir une piqûre de guêpe ! Nous espérons que ces quelques informations vous auront permis de savoir repérer les premiers signes afin de consulter rapidement si nécessaire !
Entretien des yeux, oreilles et dents
03/08/2019

Entretien des yeux, oreilles et dents

Pour avoir un animal en pleine forme, il faut, bien sûr, le nourrir correctement mais aussi entretenir ses yeux, ses oreilles et ses dents. Comment et à quelle fréquence ?   Entretenir les yeux de votre animal : Certaines espèces de chiens ou de chats présentent des écoulements oculaires importants. Il s’agit surtout des races brachycéphales dont le museau est très court. Leurs canaux lacrymaux sont alors très souvent bouchés et les secrétions oculaires ne sont pas éliminées correctement. Leurs yeux deviennent rapidement très sales et il faut donc les nettoyer régulièrement, plusieurs fois par semaine pour certains afin d’éviter croûtes et traces disgracieuses. Pour les autres, il est important de nettoyer dès que l’on observe des saletés et, en général, une fois tous les quinze jours. Le bon geste : nettoyez toujours de l’extérieur de l’œil vers l’intérieur avec un produit adapté.   Entretenir les oreilles de votre animal : Là encore, certaines races de chiens sont plus sensibles que d’autres. Ce sont évidemment toutes les races à oreilles tombantes, très rares chez les chats ! Pour ces chiens, l’accumulation de cérumen dans un milieu chaud et humide et, de plus, peu aéré, favorise les infections. Ce phénomène est encore aggravé chez les animaux présentant des poils dans les oreilles. Pour ces derniers, un toilettage régulier pour éliminer ces poils est indispensable que ce soit à la maison ou chez un professionnel. En conclusion, pour les chiens à oreilles tombantes, un nettoyage une fois par semaine ou tous les quinze jours est important alors que pour les autres et les chats, une fois par mois suffit. Le bon geste : Appliquez un produit nettoyant adapté dans le conduit auditif, massez la base de l’oreille puis recueillez les secrétions remontées dans le pavillon à l’aide d’une compresse. Attention ! N’utilisez jamais un coton-tige. Comme pour nous, ils peuvent être dangereux !   Entretenir la bouche de votre animal : Cela doit devenir un geste automatique ! En effet, si une mauvaise hygiène bucco-dentaire est synonyme de mauvaise haleine, elle entraîne aussi la formation de tartre et la présence de bactéries qui peuvent se disséminer dans tout l’organisme. Les solutions pour entretenir la bouche de votre animal sont aujourd’hui nombreuses. Les fabricants redoublent d’efforts pour vous faciliter la tâche ! Vous avez donc le choix entre le dentifrice et la brosse à dents, pas très faciles à utiliser, les lamelles à mâcher, les comprimés ou encore la poudre à mélanger à la nourriture… Nous pouvons vous aider à trouver la meilleure solution pour vous et votre animal. La fréquence dépendra alors de l’alternative choisie !   S’occuper de son animal est un plaisir qui permet aussi de le garder en bonne santé. Rappelez-vous aussi que plus vous habituerez votre compagnon à ces gestes dès le plus jeune âge, plus il acceptera vos bon soins.
Cardiologie
28/07/2019

Cardiologie

Tout comme leur propriétaire, les chiens sont sujets aux maladies cardiaques. Cependant, celles-ci sont différentes des nôtres, les chiens ne développant pas d’artériosclérose ou de maladies coronariennes par exemple sont extrêmement peu sujets à la « crise cardiaque », l’infarctus sévère.   Comment fonctionne le coeur d’un chien? Comme tous les mammifères, les chiens possèdent un coeur composé de deux ventricules, surmontés de deux oreillettes ou Atria. les atria, gauche et droit, reçoivent respectivement le sang des poumons (par la veine pulmonaire) et du corps (par la veine cave). les oreillettes, en se contractant, vont expulser le sang dans les ventricules, qui en se contractant à leur tour vont envoyer le sang dans l’aorte, vers les organes pour le ventricule gauche, et vers les poumons pour le ventricule droit. Cette double circulation permet d’envoyer vers les organes du sang oxygéné, et de récupérer ce sang depuis le corps et les organes (comme le foie et le rein), épuré mais sans oxygène. entre chaque compartiment, afin d’éviter les reflux, on trouve une valve ou valvule : tricuspide entre l’oreillette droite et le ventricule droit, mitrale entre l’oreillette et le ventricule gauche, aortique et pulmonaire à la sortie des ventricules gauche et droit. la valve mitrale est la plus fragile chez les chiens.   Quels sont les signes de maladie cardiaque chez mon chien?  Le coeur est donc constitué de deux pompes montées en série: l’une envoie le sang vers l’autre. Ainsi, en fonction du lieu atteint, les symptômes pourront varier. la valve mitrale étant la plus fragile, c’est le retour depuis les poumons qui est le plus souvent défectueux. Un engorgement de sang dans les poumons aura donc tendance à se former, entrainant un oedème pulmonaire : on constatera donc une toux dans la plupart des cas. « Toute toux persistante doit faire penser à une maladie cardiaque chez le chien ». Les autres signes que vous pourrez remarquer sont une fatigue à l’effort, une respiration plus rapide, une diminution de l’appétit, un ventre de taille augmentée, les muqueuses pâles et bleuâtres. Les syncopes sont assez rares. Ces différents signes doivent vous inciter à montrer votre chien en consultation. Il faut toutefois savoir qu’ à un stade débutant, les symptômes peuvent être inexistants et n’être découvert que lors d’un contrôle par votre vétérinaire : il est donc important de réaliser des examens de routine réguliers.   Le blocage de voies urinaires : Dans un premier temps, après que vous lui ayez expliqué les signes que vous avez vus, votre vétérinaire va ausculter le coeur et les poumons de votre chien. En fonction des bruits anormaux et de leur localisation, il va pouvoir rapidement déterminer le type d’atteinte cardiaque. Une fois ceci réalisé, une radiographie ou une échographie (échocardiographie) est souvent utile afin de mesurer la taille du coeur, ses différentes dimensions et la présence ou non d’un oedème pulmonaire. Dans certains cas, un électrocardiogramme peut aussi fournir des informations. ces examens, s’ils ne font souvent que confirmer ce qu’a révélé l’auscultation, sont néanmoins nécessaires pour déterminer la cause profonde du trouble cardiaque et la sévérité de l’atteinte . ils seront très utiles pour vérifier l’efficacité du traitement mis en place en suivant l’évolution des différents paramètres dans le temps.   Les différentes maladies cardiaques : Chez les chiens, les valvules sont souvent les structures les plus vulnérables. Mais bien que ce soit plus rare (contrairement à ce qui se produit chez le chat), le muscle cardiaque dans son ensemble peut être atteint . Dans tous les cas de maladies cardiaques, dans la mesure où le système circulatoire perd en efficacité, le foie, les reins et tous les autres organes sont moins bien irrigués et oxygénés. le sang stagne et rend le travail des organes moins efficace, entraînant des symptômes en cascade.   Parmi ces atteintes cardiaques chez les chiens adultes, on rencontre :   1. L’insuffisance cardiaque gauche: L’origine peut être une sténose (diminution du diamètre) de l’aorte, une insuffisance aortique, ou encore une myocardite gauche. Mais c’est le plus souvent une insuffisance de la valvule mitrale (ou endocardiose mitrale) qui sera découverte. On observe alors, en général, une toux (liée à un oedème du poumon) lorsque le chien est couché et des difficultés respiratoires à l’effort. Symptômes qui ont tendance à s’aggraver avec le temps et l’évolution de la maladie. Ce sont le plus souvent les chiens de petites races qui sont atteints   2. L’insuffisance cardiaque droite: Dans cette maladie, on peut découvrir une résistance pulmonaire : sténose pulmonaire, hypertension artérielle pulmonaire, ou une insuffisance de la valvule tricuspide. La dirofilariose, une maladie provoquée par un parasite transmis par un moustique, dans les régions chaudes, peut dans certains cas conduire à ce type d’insuffisance. on observera alors une congestion veineuse, souvent accompagnée d’une augmentation du volume du foie qui se gorge de sang et donc qui voit son activité perturbée. Un oedème abdominal peut apparaitre (appelé ascite) , qui finir par atteindre les membres inférieurs et le péricarde , l’enveloppe qui entoure le coeur. Une perte de poids est souvent observée , concernant la masse graisseuse d’abord, puis la masse musculaire.   3. L’insuffisance cardiaque congestive ou cardiomyopathie dilatée: Encore appelée insuffisance cardiaque globale , ce sont souvent des maladies appelées cardiomyopathie qui en sont à l’origine. Certaines races sont prédisposées, comme le doberman, l’irish Wolfhound, le cocker, le dogue allemand, le Terre-Neuve, le Saint-Bernard, et particulièrement le Boxer. Des infections peuvent être à l’origine de ce type d’atteinte. Le coeur présente alors une taille fortement et globalement augmentée, ses parois s’affinent et les valvules se distendent. Les symptômes sont constitués de la conjonction des deux types d’insuffisance évoquées précédemment.   Quels traitements et quel suivi pour mon chien insuffisant cardiaque? La plupart du temps, votre vétérinaire vous prescrira plusieurs médicaments. il est essentiel de bien suivre cette prescription : la pompe cardiaque a pour fonction de nourrir les différents organes et le bon suivi du traitement est garant du maintien de votre compagnon dans les meilleures conditions possible, le plus longtemps possible. Parmi les traitements prescrits, on peut distinguer deux grands groupes : les médicaments traitant la cause de la maladie cardiaque ou aidant le coeur à fonctionner, et les médicaments destinés à limiter certains symptômes. Parmi ces derniers, on aura souvent recours aux diurétiques pour limiter le volume sanguin et hydrique du corps (traitement des oedèmes). Les médicaments traitant le coeur sont de plus en plus nombreux, précis et efficaces : la qualité de vie et la longévité des chiens cardiaques se sont considérablement améliorées depuis leur mise sur le marché : anti-arithmiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, tonicardiaques...   L’alimentation doit être adaptée : restriction en sel (mais pas suppression !) pour limiter le volume sanguin, niveau d’apport énergétique maintenu, voire augmenté (le coeur a besoin de lipides pour fonctionner) etc. certains nutriments comme les antioxydants, les acides gras omégas 3, la taurine ou la l-carnitine, ont montré des bénéfices importants.   Enfin, le niveau d’activité devra être modulé en fonction du stade de la maladie. Le suivi de l’évolution de la maladie de votre compagnon est fondamental : il est donc conseillé de consulter régulièrement votre vétérinaire pour adapter ou modifier le traitement, et dès le début pour vérifier son action. Les examens complémentaires, même s’ils sont par fois facultatifs pour le diagnostic, sont toujours intéressants : ils permettront de juger de l’évolution de la maladie et de l’action du traitement. 
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